Patricia nous l’avait dit, personne ne sort de la chambre à coucher de bonne grâce, ni homme ni femme, s’il en a l’occasion, le sexe n’a pas d’âge.

(…) Le problème des puritains avec le plaisir, le problème de Sade, c’est qu’ils cherchent à le faire durer. Absurde. La vraie question est celle de son renouvellement. Ce qu’il faut négocier avec la longévité, c’est la pertinence, la légèreté des passages entre les positions.

(…) si la partie est plus lente, elle est aussi plus dilatée. Et de plus en plus libre car la jeunesse est snob et contrainte. On apprend à s’amuser vraiment qu’après la quarantaine, sans réserve, avec cet appétit inchangé, développé par le temps perdu qu’on n’a plus l’heur de gaspiller et qu’on dépense d’autant plus généreusement qu’il nous en reste moins.

(…) La peur du ridicule qui phagocyte les jeunes gens platement immortels n’a plus de prise. Disons que la vulgarité de la mort est une chose acquise. Ainsi que l’indécence naturelle du corps – acceptée – qui n’empêche pas l’élégance, qui la fonde.

Céline Minard in “So long, Luise” 
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Celui qui a le soupçon facile, attire facilement le soupçon sur lui.

Fanny et Alexandre

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